LES FILLES SONT DES OISEAUX …

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Aux dernières couleurs de la saison 
les feuilles mortes parfument le cœur des filles
elles vont frileuses à l’heure où brille
sur l’étang un tout dernier rayon

le reflet de leurs délicates silhouettes 
ondule entre les nénufars
et s’évanouit soudainement  au hasard
de l’envolée d’une alouette 

elles frissonnent sous le nordet
leurs légères jupes ondulantes
se marient  aux feuilles virevoltantes
dans un gracieux ballet

tandis qu’au loin s’entend le tonnerre
sous la faible pluie rieuses et belles
elles courent se réfugier sous l’ombrelle
bleu nuit du pavillon centenaire  

elles cachent leurs petits cœurs sucrés
sous leurs tendres plumages
et cherche aux griffonnements des nuages
la silhouette de celui qui viendra les aimer

bientôt l’automne hivernera 
l’alouette chante sous les roseaux
les filles sont des oiseaux 
fragiles une feuille au vent s’en va

Un commentaire sur “LES FILLES SONT DES OISEAUX …

  1. Un poème plein de romantisme où l’imaginaire de l’automne côtoie les filles rieuses. J’y retrouve le calme reposant, bienfaisant du poète que j’aime.

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