IL NEIGE AU BOIS DE LIESSE

Des flocons de guimauve
s’agrippent aux hanches du nordet
d’autres se perchent et se reposent
sur les branches du sommet

sur les branches du sommet
la bourrasque les convie
à trois temps de menuet
au cœur d’un air de Debussy

au cœur d’un air de Debussy
ces milliers de papillons opalins
se chamaillent dans la poudrerie
virevoltent et puis se posent enfin

virevoltent et puis se posent enfin
dès que le vent fou change de danse
apaisant comme de blancs séraphins
les rameaux doucement se balancent

les rameaux doucement se balancent
nous voilà dans un nouveau monde
blanc sur blanc royaume du silence
où de petites plumes tombent

où de petites plumes tombent
douce et interminable chute
au soleil certaines fondent
les autres au sol culbutent

les autres au sol culbutent
aux chants mélodieux des mésanges,
à cinq pas un enfant jouant sur la butte
sur le dos couché dessine un ange

il neige au bois de liesse
devant ce divin tableau
mamie j’ai laissé ma tristesse
sous la branche d’un bouleau

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