MES DOIGTS


Il voulait semblent-ils   
se parer de velours    
au sentier de l’amour     
comme les anciens troubadours
  
mes doigts se souviennent-ils   
mon tendre petit loup   
des larmes glissant sur ta joue   
comme perles de rosée au mois d’août

il cherchait, paraît-il   
à se rendre à ton cœur    
en cueillant quelques pleurs   
comme des boutons de fleurs

—–

te voilà plus docile    
tu me donnes la main    
au bout du monde ton chagrin     
s’en va jouer avec les petits lutins

mes doigts seraient-ils
magiciens

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