ADIEU PARIS, JE TE QUITTE AU MATIN


Je te quitte au matin, toi encore endormie
Tu étais ma perle, celle qui autrefois
Brillant sur la seine m’avais sitôt ravie  
Adieu Paris, adieu pour la dernière fois !

Je vivais indigent et loin de la maison
De celle que j’aimais en secret sous la lune
Je m’en vais sans regret, j’oublierai ta chanson
Je suis las d’encenser l’autel de la fortune.

Tu donnais aux biens nantis les fruits de l’aventure
Des nuits exaltantes, le concert des hautbois
Je laisse sans regret le luxe et la parure
Et brûle de revoir mes rochers et mes bois.

Mendiant, j’aurai appris aux rues de la cité
Que ma liberté vaut la plus grande fortune
Et puis retrouverai mon pays tant aimé
Où tout me satisfait, où rien ne m’importune.

 
GLOSE: dernières lignes de chaque strophe de quatre vers.
Extrait d’Adieu Paris de François Maynard  (1582-1646)
Publié dans: Les poèmes de l’année, millésimes 2012-2013
Oeuvre collective éditée par le site de La Passion des Poèmes
lapassiondespoemes.com
Sous le pseudonyme Fleur de jasmin

Laisser un commentaire