QUELLE CHARMANTE MATINÉE !

La neige folle s’est couchée
sur la branche du vieux lilas
le vent caressant l’a modelé
en arc comme le dos d’un chat

l’épinette presque centenaire
échappe une cocotte givrée
qu’elle gardait tout l’hiver
en souvenir des parfums d’été

la frêle cabane d’oiseaux
rêve encore toute gelée
d’accueillir dans ce château
trois princesses et une fée

un écureuil est monté
à la cime du bouleau
il va bientôt s’envoler
comme font les oiseaux

une mésange grise
sortie de sa cachette
chante sous la brise
un air de bal-musette

philosophe à plein temps
sur la rampe du balcon
mon veux chat ronronnant
médite Socrate et Platon

une petite souris des champs
creuse et creuse sa maison
à l’abri des grands vents
sous le vieux paillasson

un rayon de soleil
a sauté la clôture
il n’avait plus sommeil
et file à l’aventure

un papillon blanc
où peut-être un flocon
passe doucement
comme une note de chanson

et puis ma bien-aimée
sur la neige me sourit
quelle charmante matinée
pour nous deux
l’écureuil
la mésange
le chat
et la petite souris

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